
le présent se vêt des couleurs étranges
de l'essentiel si l'on est conscient
des deux dimensions inextricablement liées.

Comme un cheval blanc ciel,
le rêve patauge sur les eaux du chagrin,
éclabousse nos sagesses
et bondit au-dessus de nos barbelés.

Le rêve parfois se perd dans les ténèbres
et tourne la clé des cauchemars.

Mais l'ombre s'efface
au premier éclat du bonheur naissant.


le rêve progète le jeune âge dans l'avenir
et le vieil âge dans le passé.
Le rêve se laisse porter par le souffle du temps.

Le rêve sourit à la tristesse,
et l'imagine dans une autre suite.
Aspirée par cette élévation luminescente,
La musique colorise les sons.

... et si le rêve n'était qu'un coup de crayon
pour dessiner la réalité sur les feuilles de l'irréel.